Portraits · Al Sadu

Les femmes qui tissent l’Al Sadu

Sur un métier posé à même le sol, les femmes bédouines transforment les fibres du désert en une étoffe faite pour durer.

Une étoffe née du désert

L’Al Sadu naît de ce que le désert offre : des fibres naturelles, filées en laine. Les femmes bédouines les tissent sur un métier au sol pour obtenir une étoffe serrée et résistante. Plus le fil est fin, plus le tissage est délicat et le motif net.

Les motifs sont le désert distillé. Des figures géométriques se répètent en rythme et se répondent en miroir, éclairées de couleurs vives comme les rouges et les orangés. Une belle pièce révèle trois talents à la fois : le filage, le tissage et l’œil de la femme au métier.

Les gardiennes du savoir-faire

Celles qui portent cet artisanat sont avant tout les femmes bédouines âgées, les maîtres tisserandes. Elles l’enseignent surtout à la maison, au sein de la famille, tandis que des associations et des écoles proposent cours, ateliers et expositions.

Chemin faisant, l’Al Sadu est passé du rang d’objet du quotidien à celui de symbole partagé, reflet de la place des femmes dans la société bédouine. L’Unesco l’a inscrit en 2025 sur une candidature conjointe de l’Arabie saoudite, du Koweït et du Qatar.

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