Culture · Alardah

L’Alardah, tambours, sabres et poésie

Deux rangées d’hommes, un poète, un drapeau et les tambours : l’ardah najdie des mariages, des fêtes et des journées nationales.

La formation

L’Alardah Alnajdiyah réunit tambourinaires, danseurs et poètes. Les danseurs, des hommes, portent des sabres légers et se tiennent épaule contre épaule en deux rangées face à face, les tambourinaires occupant l’espace qui les sépare. Un participant en costume d’apparat porte un drapeau.

Les grands tambours résonnent d’abord, en succession rapide, suivis des plus petits. Un poète déclame à pleine voix des vers composés pour l’occasion, et les hommes lui répondent en les reprenant en chœur.

Le mouvement

Les participants se balancent d’avant en arrière et d’un côté à l’autre, levant et abaissant leurs sabres au rythme des tambours et des vers. Lorsque le poème s’achève, les hommes se rassemblent autour du drapeau.

L’ardah se danse lors des fêtes religieuses, des mariages, des naissances, des remises de diplômes et des événements d’importance nationale ou locale. Tout homme peut y prendre part, quels que soient son âge, son rang ou sa profession, et les femmes y participent en confectionnant les costumes. Troupes, écoles et quartiers la font vivre. L’Unesco l’a inscrite en 2015.

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