De l’arbre à la pâte
Le henné provient du henné, un arbre à feuilles caduques des régions chaudes dont les feuilles sont récoltées deux fois par an. Ses branches et ses feuilles servent aussi à l’artisanat.
Les feuilles sont séchées, broyées puis transformées en pâte. Les ingrédients et les techniques varient selon l’usage et d’un pays à l’autre, et savoir cultiver et entretenir l’arbre fait partie de la tradition.
La joie au bout des mains
Ce sont surtout les femmes qui utilisent le henné pour orner ou teindre leurs cheveux, le bout de leurs doigts, leurs mains et leurs pieds. Associé à la joie, il accompagne la vie quotidienne ainsi que les naissances et les mariages, souvent au son de chants, de chansons, de proverbes et de poèmes.
Les familles le transmettent en le pratiquant ensemble ; aujourd’hui, les salons de beauté, les écoles et les médias y contribuent aussi. L’Unesco a inscrit le henné en 2024 sur une candidature conjointe de seize pays arabes, dont l’Arabie saoudite.