La réponse d’une tribu
La tribu des Abd al-Qays vivait à Al-Ahsa lorsque la nouvelle de l’islam lui parvint. Son chef, connu sous le nom d’al-Ashaj, envoya un messager à La Mecque pour en savoir davantage, puis embrassa l’islam avec les siens et fit bâtir la mosquée en 628. Elle devint la deuxième mosquée de l’islam où fut célébrée la prière du vendredi, après la mosquée du Prophète à Médine.
Elle se dresse au nord-est de Hofuf, bâtie en pierre et en mortier d’argile sous une toiture en bois de shandal. Trois galeries à arcades courent parallèlement au mur de la qibla, trois tours rondes tiennent les angles extérieurs, et la salle de prière accueille environ 170 fidèles. Au sud-ouest de la mosquée subsistent les vestiges d’un cimetière qui abriterait des Compagnons du Prophète tombés lors des guerres de la Ridda.
Un carrefour plus ancien
La mosquée fait partie du site plus vaste de Jawatha, un ensemble de buttes ensablées jonchées de tessons de poterie et de verre. Les plus anciennes découvertes remontent à 7000–8000 av. J.-C., et l’on y a mis au jour des vestiges de la civilisation de Dilmoun. Des caravanes chargées de dattes, de récoltes et de parfums y passaient autrefois, reliant le sud et le nord de l’Arabie à la Mésopotamie.
Le 31 août 2022, le projet Mohammed ben Salmane pour le développement des mosquées historiques a annoncé sa restauration dans le cadre de sa deuxième phase, selon les traditions architecturales de la Province orientale. La mosquée se trouve dans l’oasis d’Al-Ahsa.