Lieux · Thaj

Thaj, la cité fortifiée du Golfe hellénistique

Dans l’arrière-pays de Jubail, le plus grand site d’époque hellénistique de l’est de l’Arabie conserve un rempart de pierre, une vingtaine de puits et l’or d’une princesse.

Une cité de Gerrha

Thaj, dans la Province orientale, est le plus grand site archéologique d’époque hellénistique de l’est de la péninsule Arabique. Elle comptait parmi les cités du royaume de Gerrha, apparu dans le nord-est de la péninsule au IIIe siècle av. J.-C. Les études y distinguent cinq grandes phases d’occupation entre 300 av. J.-C. et 300 apr. J.-C., et ses plus anciennes tombes datent de 500 av. J.-C.

Le site couvre 800 000 m². Un rempart de blocs de calcaire taillé, long d’environ 2,5 km et épais de 5 m, l’enserre ; il mêle les traditions de construction grecque et sud-arabique et s’appuie sur des tours de guet semi-circulaires et polygonales. Une vingtaine de puits alimentaient jadis la ville.

Commerce et trésors

Thaj reliait le port de Jubail, le Wadi al-Miyah et la route caravanière entre le sud de l’Irak et Hofuf, et commerçait avec Najran, Al-Faw et Al-Yamamah. Une équipe saoudo-française y a entrepris des fouilles en 2016.

D’une seule tombe, celle de la jeune femme connue comme la princesse de Thaj, sont sortis le masque de la dame de Thaj et un revêtement d’or pour une main et un avant-bras, long de 15 cm et daté d’environ 100 av. J.-C. Cette main d’or est aujourd’hui conservée au Musée national de Riyad ; elle a voyagé avec l’exposition des chefs-d’œuvre de l’archéologie saoudienne inaugurée au Louvre en 2010.

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