Les débuts à Jizan
La mangue a été cultivée à titre d’essai dès 1972 au Centre de recherche agricole de Jizan, rattaché au ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, qui abrite toujours le plus vieux manguier du Royaume, haut d’environ 30 mètres. Saudipedia fait remonter le véritable début de la culture en Arabie saoudite à 1982, dans la région de Jizan.
Entre 1982 et 1984, le centre, avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a introduit des variétés venues de milieux comparables à Jizan, notamment la Floride aux États-Unis, l’Inde, l’Égypte, le Soudan et l’Australie. Des années de recherche agronomique ont confirmé que Jizan convenait à la mangue, qui s’est répandue dans la région et est devenue une culture de rente à haut rendement.
Les chiffres de 2022
En 2022, la région de Jizan comptait environ un million de manguiers répartis sur 19 109 exploitations, pour une production d’environ 65 000 tonnes par an, dont une partie est exportée. Le gouvernorat de Sabya abrite l’une des plus grandes plantations de la région, avec plus de 30 000 arbres et plus de 600 tonnes par an.
La mangue est cultivée dans les gouvernorats de Baish, Abu Arish et Sabya, et les cycles de production varient selon les conditions de chacun.
Les variétés
Plus de soixante variétés de mangue sont aujourd’hui cultivées dans le Royaume, dont Zebda (d’Égypte, plantée en 1984), Hindi (Égypte, 1988), Dabsha (Égypte, 2010), Glenn (Floride, 1988), Julie (Floride, 1986), Zill (Floride, 1984), Tommy Atkins et Palmer (Floride, 1998), Kensington Pride (Australie, 1998), Carabao (Philippines, 1989), Mallika et Langra (Inde, 2008) et Einab Yemeni (Yémen).
Saison et conditions de culture
La récolte commence à la mi-mars et culmine en mai. Les arbres sont plantés dans des champs profondément labourés, peuvent vivre une centaine d’années, commencent à produire la quatrième année et donnent davantage de la huitième à la quinzième.
Ils apprécient les sols jaunes légers, les limons profonds ou les terrains caillouteux bien drainés à l’acidité équilibrée, ainsi qu’un climat humide et relativement chaud : l’humidité limite les brûlures des feuilles par fortes chaleurs, tandis que le débourrement, la floraison et la maturation exigent une période sèche.
Soutien et festival
Le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture soutient la culture de la mangue dans le cadre du Programme de développement rural agricole durable. Par le Centre de recherche agricole, il propose des analyses de sol et d’eau pour choisir les variétés et les programmes de fertilisation adaptés, des visites de terrain et des conseils techniques, et vend des plants aux agriculteurs à prix symbolique.
La première saison du festival de la mangue a été lancée en 2005, et le festival se tient depuis chaque année à Jizan comme événement touristique présentant les variétés de mangue et d’autres fruits comme la goyave, la figue et la banane.